« HANDICAP, RÊVES DÉFIS JEUNESSE »
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Mise à jour 27 juin 08

      

 

                                                                          

 

 

                                                                  

 

  < La médiation animale >

    

 

 

                       

 Fonctionnement
 
L’animal de compagnie remplit le rôle de médiateur auprès des personnes fragilisées par une déficience, une difficulté ou tout autre problème. Il est source de
  sécurité, de substitut comportemental, d’agent intermédiaire, de soutien physique ou affectif, d’éponge pour les émotions, voire de support qui compense la
  plupart des handicaps. Il apaise, protège, rassure, sécurise, enlève l’anxiété, l’angoisse. C’est un allié de confiance qui aide à vivre et à s’épanouir.

 Les animaux utilisés au centre.
 
Le chien, animal majeur dans la zoothérapie.
 Nous savons que le chien est incontestablement le compagnon de l’être humain depuis des millénaires. Ils sont devenus, au fil des ans, dépendant l’un de l’autre.
 Utilisé dans les mouvances et les migrations de l’être humain, leur survie dépendait de la chasse qu’ils allaient exécuter ensemble tout au long de ces migrations.
 Le chien est probablement l’animal qui se prête le mieux et se substitue le plus facilement et le plus souvent aux besoins de domination des personnes frustrées,
 coléreuses, agressives, rejetées, insécurisées, mais aussi abandonnées, maltraitées, exclues.
 Le chien utilise un langage codé que j’ai pu apprendre, analyser et reproduire dans les travaux de recherche que je fais avec mes chiens aussi bien en élevage
 que lors de mes expéditions en Arctique. Ces études et ce langage m’ont permis de travailler la zoothérapie avec des personnes handicapées mentales, mais
 également avec des personnes en recherche de mieux être. En étudiant le langage et la hiérarchie au sein de ma meute de chiens polaires, j’ai pu me rendre
 compte que l’on pouvait tirer un maximum d’information pour développer des programmes de zoothérapie pour les personnes atteintes de stress, d’anxiété, de
 troubles de comportement. Seules les approches diffèrent.

Le poney. C’est l’animal de prédilection pour la monte de jeunes enfants. Sa petite stature, maximum 1m 48, rassure. Pour les enfants handicapés il est le complice idéal pour leur permettre de s’épanouir, de se sécuriser. Il joue, comme le cheval, un rôle très important dans l’orientation de l’agressivité et la provocation chez certains handicapés mentaux. A nouveau, le zoothérapeute a également un rôle très important à jouer. C’est le résultat de ces trois pôles, enfant + animal + zoothérapeute, qui crée le dialogue duquel va surgir l’émotion et les relations sociales futures.

L’âne. Rustique, doué d’une très bonne résistance, endurant, infatigable, il est le partenaire idéal pour l’enfant en général et d’autant plus pour les enfants handicapés mentaux. Très doux, calme, docile et résistant,  il est capable d’encaisser la rudesse de l’enfant sans crainte. Son regard ne dégage aucune agressivité. L’âne aide les enfants en difficultés, les apaise. On pourra très bien envisager, dans un programme avec des ânes, des randonnées d’une journée au début, voire de plusieurs jours par la suite. On peut aussi prévoir des activités avec des chevaux de traits. Le zoothérapeute coordonne toutes les activités entre l’enfant et l’animal.

La chèvre des Pyrénées. D’un tempérament familier elle se prête bien à un travail de médiateur auprès de jeunes autistes et trisomiques ainsi que pour des jeunes en difficultés. En choisissant une chèvre à poils longs, comme la chèvre du Poitou ou des Pyrénées, nous pouvons ainsi travailler la psychomotricité et le mouvement. La chèvre, nourrie au biberon et éduquée dans un cadre de jeunes enfants, il sera très facile de la rendre responsable dans un programme de zoothérapie.

Le lapin nain et le cochon d’inde. Un des grands bénéfices de la thérapie est le toucher de l’animal possédant une fourrure sous forme de pelage à poils courts ou longs. C’est un antidépresseur. Il est prouvé qu’en caressant la fourrure d’un animal le stress, l’anxiété, le rythme cardiaque baissent. La personne s’apaise d’elle-même et son agressivité, son insécurité, sa peur diminuent. Ce toucher devient réconfortant pour la personne. Elle peut s’épanouir plus ouvertement, avec sécurité et calme. Le toucher peut aussi favoriser l’amusement, les rires, l’envie de parler, de se confier. Notamment pour les personnes anxieuses, intraverties. Parler à un animal abaisse votre rythme cardiaque. Parler à une personne augmente votre rythme cardiaque.

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